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Portrait d’entrepreneurs – Marc Théberge et Ève Rainville

By 18 نوفمبر 2018 No Comments

Dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat 2018, Entreprendre Memphrémagog vous présente le parcours inspirant d’entrepreneurs de la région.

Voici une entrevue avec Marc Théberge et Ève Rainville, du Domaine Bergeville, qui ont appris à travailler avec la nature et tous ses imprévus.

1. Qu’est-ce qui vous a donné le goût de vous lancer en affaires?
C’était un projet de couple que nous avions. Quand nous étions étudiants, nous avions eu l’idée de posséder notre propre vignoble. Ça nous a pris 12 ans à peaufiner le projet et à amasser les fonds nécessaires pour se lancer. À l’origine, nous sommes des scientifiques de formation. À un moment donné, nous avions fait le tour de la profession. Nous voulions nous ancrer et revenir à l’essentiel.

2. Décrivez-nous votre parcours en tant qu’entrepreneurs?
Cela fait maintenant 10 ans que nous nous sommes lancés en affaires. Nous ne sommes pas des gens qui aiment la facilité. Nous avons choisi de nous installer au Québec et de nous lancer à partir de rien, dans un créneau peu développé. Nous avons choisi d’exploiter des cépages méconnus, biologiques, dans une région peu dense pour la production viticole. Qui plus est, nous avons choisi de faire du vin mousseux traditionnel, le vin le plus compliqué à produire! C’était donc tout un défi. Les premières années ont été en montagnes russes. Nous n’avions pas de revenu, que des dépenses. Il faut dire que nous travaillons avec la nature. C’est elle qui décide ce qui se passe. Il y a donc beaucoup d’imprévus. Cela exige un dévouement total au niveau physique et mental. En étant tous les deux dans cette aventure, nous nous comprenons, nous savons pourquoi nous nous investissons autant. Évidemment, il faut aimer travailler ensemble et savoir se détacher. C’est trop facile de ne parler que de ça 24 heures sur 24!

3. Quelle est votre plus grande réussite?
Ce qui nous fait le plus plaisir, c’est quand les gens nous disent : « Ça me réconcilie avec les vins québécois ». Nous avons réussi à nous imposer comme leader en bulles québécoises. Nous sommes fiers d’être aujourd’hui la bulle québécoise la plus reconnue au Québec, à la fois par l’industrie et par le public. C’est d’autant plus flatteur que nous sommes assez nouveaux dans le milieu vinicole et viticole!

4. Quel a été votre plus grand défi?
Le plus grand défi, c’est d’accepter que nous ne sommes plus totalement en contrôle face à notre travail. C’est très différent que d’être fonctionnaires. Dans notre domaine particulièrement, il y a beaucoup d’imprévus. Il faut donc être capable de lâcher prise. Nous faisons de notre mieux pour y arriver. Il y aussi un tabou qui persiste, à savoir que les vins québécois ne sont pas bons. Nous devons constamment nous battre contre cette réputation persistante.

5. Qu’est-ce ça prend pour être un bon entrepreneur?
Il faut de la persévérance et de la passion. Il faut avoir la tête dure! Il faut aussi saisir les opportunités et parvenir à les anticiper. Un bon entrepreneur doit également connaître ses limites et les pallier en s’entourant des bonnes personnes.

6. Où vous voyez-vous dans 10 ans?
Heureusement, l’industrie a beaucoup évolué et est en croissance. Ce n’est donc pas le moment d’arrêter, bien au contraire. Nous avons le goût de profiter du contexte plus favorable qui s’annonce. Nous voulons sentir que nos efforts ont porté fruit. Nous souhaitons donc passer à la phase 2 et implanter une deuxième parcelle de vignes. Depuis nos débuts, nous avons fait beaucoup d’essais. Aujourd’hui, nous connaissons beaucoup plus le terroir, les raisins, etc. Nous aimerions aussi exporter le produit hors Québec. C’est un produit qui a un grand potentiel et qui pourrait nous mettre sur la carte au niveau international. Pour y arriver, nous devons être en mesure de produire suffisamment à l’interne d’abord. Ça implique d’avoir un plus gros vignoble, avec plus d’infrastructures. Nous caressons aussi le rêve de trouver une appellation pour le produit québécois pour qu’à notre retraite, nous ne parlions plus de vins mousseux mais d’une désignation plus reconnue.

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